Invitation : hommage à Assia Djebar

En février 2015 s’éteignait l’une de plus belles voix de la littérature maghrébine de langue française. Écrivaine et cinéaste algérienne, membre de l’Académie française, professeur d’université, Assia Djebar a marqué par sa vie et son Å“uvre plusieurs générations. Elle a été traduite en vingt trois langues.

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« Cherchell, ex césaré, ma ville natale, se réveille endeuillée par la perte d’une de ses enfants les plus talentueuses Fatma -Zohra Imalayen, plus connue sous le nom d’Assia Djebar. Elle qui passa sa vie durant à se cacher des projecteurs , se retrouve éclaboussée par la lumière de la reconnaissance qui se fait souvent sur les tombes .
Que dire d’Assia Djebar qui n’aurait été encore écrit ? Romancière, professeur de littérature, académicienne, pressentie souvent pour le prix Nobel de littérature, cinéaste, le fait d’arme qu’elle goutta sans doute le plus fut le prix de la critique internationale à la Biennale de Venise pour son film «  La nouba des femmes sur le Mont Chenoua » en 1979. Ce documentaire, qui secoua la critique et les conservatisme,  fit entrer par effraction  les femmes jusque là invisibles du Mont Chenoua, dans l’imaginaire collectif, comme des portes drapeaux de millions d’Algériennes en qui Assia Djebar reconnut des sœurs de combat.
Issue d’une famille de lettrés ( son père était instituteur) Assia Djebar aimait les mots et le verbe qu’elle apprivoisait déjà en 1955 à l’Ecole normale supérieure de Sévres, elle qui fit de la langue Française ce butin de guerre comme aimait à le répéter Kateb Yacine.
L’inconsolable « « Assia » n’est plus mais l’intransigeante « Djebar » hantera longtemps nos nuits comme « La Zerda des femmes » qui fut primé au festival de Berlin en 1983 comme le meilleur film historique car Assia Djebar c’était aussi l’histoire en marche et la mémoire en partage.
Aujourd’hui, le temps de la reconnaissance et de la transmission sont venus. Assia Djebar a vécu a Paris de longues années, depuis les années 1980 et je vais m’attacher désormais à ce que Paris la ville – capitale qu’elle aimait tant, lui rende l’hommage que mérite tous les artistes et femmes de culture qui ont fait rayonné la langue Française et son académie. »
Fadila Mehal, Présidente de La république ensemble

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